Graphiste et illustratrice vectorielle basée à Kansas City, Anne Bracker concilie avec brio un travail à temps plein dans la création et une brillante carrière dans les banques d’images. Anne est intervenue à Adobe MAX et a partagé de précieux conseils en design de packaging 3D sur Adobe Dimension CC. Nous nous sommes entretenus avec elle pour en savoir plus sur son parcours et les raisons qui l’ont poussé à s’intéresser d’emblée aux banques d’images.
Adobe Stock : Pouvez-vous nous donner quelques éléments d’information sur vous et votre parcours ?
Anne Bracker : Je m’appelle Anne Bracker et je vis à Kansas City. Je travaille dans le design depuis une quinzaine d’années, et je me livre à toutes sortes d’activités, du pré-presse aux missions en agence en passant par la production. Pour le moment, j’exerce à temps plein la profession de graphiste, et je crée également des illustrations vectorielles sur mon temps libre pour disposer d’un complément de revenus. Je peux ainsi donner libre cours à ma créativité en permanence, et pas uniquement au travail.
J’ai toujours adoré l’art et le dessin, mais j’hésitais à suivre une carrière purement artistique, ayant toujours entendu dire qu’il était difficile de gagner sa vie en tant qu’artiste. Et puis, je me suis renseignée sur le graphisme, et j’ai décidé de me spécialiser dans ce domaine plutôt que dans la peinture ou la céramique. Je suis vraiment ravie d’avoir choisi cette voie, sachant qu’Internet a ouvert quantité de débouchés professionnels dans le domaine de la création.
Il y a quelques années, j’ai débuté dans une petite agence de Kansas City, qui utilisait énormément de photos et d’illustrations vectorielles extraites de banques d’images pour ses projets client. C’est moi qui effectuais généralement ce genre de recherches, et ce rôle m’a finalement incitée à devenir contributrice. Aujourd’hui, mon portfolio compte plus d’un millier d’images. Pouvoir exposer mes travaux en ligne est vraiment extraordinaire, car j’ai ainsi la chance d’atteindre un public bien plus large.
L’intégration d’Adobe Stock avec Photoshop est assez impressionnante. Côté designers, elle facilite considérablement la recherche et l’utilisation d’images libres de droits directement depuis l’application. Et, bien sûr, la couverture en terme d’audience représente un autre atout. Si je me contentais de vendre mes images sur un site web personnel, j’atteindrais très difficilement le trafic obtenu aujourd’hui en les proposant via des banques d’images.
C’est parfois un peu compliqué. Je suis censée créer au moins une image par jour, et le rythme est parfois démentiel ! Mais j’y arrive, quitte à rattraper les journées où je n’ai pas honoré mon « quota ». De plus, avec les banques d’images, je peux créer tout ce que je veux, où que je sois. Rien ne m’empêche d’esquisser quelques croquis en visionnant un film, de m’installer dans un café pour y travailler, et même de retrouver d’autres designers pour une « soirée entre indépendants » : chacun amène son ordinateur portable et c’est l’occasion de travailler sur nos projets tout en discutant. Au bout du compte, je n’ai pas du tout l’impression de travailler !
Je dirais que les images qui ont le plus de succès sont celles qui ciblent un secteur bien précis, comme la santé ou le commerce. Je privilégie les séries de pictogrammes, car chaque entreprise ou presque possède un site web (ou en a besoin d’un), soit autant de designers web pour qui des pictogrammes seront sans doute nécessaires. En règle générale, je m’efforce simplement de deviner les attentes de mon utilisateur, c’est-à-dire le designer.
Voici une illustration que j’ai réalisée à l’occasion de l’éclipse. Si elle n’est pas « exacte » dans sa représentation d’une éclipse solaire, elle a néanmoins trouvé un écho auprès du public et s’est relativement bien vendue : les images liées à des événements imminents remportent généralement un franc succès !
Je leur recommanderais de se fixer un objectif de création hebdomadaire ou quotidien, et de s’y tenir. Pour ma part, je m’oblige à produire une illustration par jour, mais ce « quota » est bien évidemment à adapter en fonction de chacun. Si vous pouvez réaliser trois illustrations par semaine, c’est parfait. Mais s’il vous faut une semaine pour en produire une seule, vous serez alors sans doute loin de la rémunération escomptée. Par ailleurs, ne négligez pas les mots-clés : ce sont eux qui permettent de trouver vos images. Vous pouvez définir jusqu’à 50 mots-clés sur Adobe Stock, mais mieux vaut se contenter de quelques mots-clés pertinents et spécifiques.
J’adorerais maîtriser Premiere et After Effects à 100%. Avec le temps, je pense que les designers devront justifier de compétences avancées en vidéo ; il faut donc que je reste dans la course !
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